Crimson Desert est sorti il y a maintenant plus d'un mois, et il continue malgré tout de faire couler beaucoup d’encre. Récemment, c’est l’acteur de capture de mouvement derrière le protagoniste Kliff qui a pris la parole pour partager son avis concernant une critique qui est souvent faite sur l'action-RPG de Pearl Abyss. Même si la narration n'est pas au niveau d'attentes des joueurs, il affirme que la richesse de l'univers et les mécaniques de jeu pensées par les développeurs transforment le titre en une expérience unique, surpassant largement les attentes traditionnelles du même genre.
La narration de Crimson Desert est elle un vrai problème ?
Le débat sur l'équilibre entre une histoire bien scénarisée et la liberté permise dans un jeu est au cœur de beaucoup de discussion lorsqu'il s'agit de parler de Crimson Desert. Selon l'acteur principal, Trevor McEwan, le titre de Pearl Abyss pourrait dérouter ceux qui cherchent une narration linéaire et un peu trop omniprésente, mais c'est pour une excellente raison. Il explique que ce que le jeu "sacrifie" en termes d'histoire à raconter, il le récupère au centuple grâce à l'interactivité et à la profondeur de ses systèmes de jeu et du monde qu'il propose aux joueurs. Pour lui, l'essentiel ne réside pas dans de longues cinématiques, mais dans ce que le joueur peut accomplir par lui-même ou bien les secrets qu'il peut découvrir à chaque session de jeu.
Il décrit d'ailleurs le projet avec passion en déclarant sur les forums de Reddit ; "C'est le jeu dont je rêve depuis toujours". Ce qui est sur, c'est que les développeurs ont toujours eu la même volonté en laissant les joueurs forger leur propre épopée à travers des interactions organiques avec l'environnement mis à disposition dans le monde de Pywel.
L'acteur insiste par ailleurs sur le fait que la narration ne disparaît pas, elle est simplement différente en devenant environnementale avant d'être un script récité par des personnages. Chaque village, chaque affrontement et chaque rencontre inattendue contribuent à raconter une histoire plus vaste, où le gameplay est le moteur principal du récit. Cette approche rappelle celle de grands noms du monde ouvert où la découverte prime sur le script préétabli, comme ce fut le cas dans un Elden Ring ou bien encore Zelda Breath of the Wild.
Un contenu immense qui suffit à combler le vide scénaristique ?
Si la structure narrative de l'histoire dans Crimson Desert se veut volontairement plus légère, le contenu, lui, est tout simplement gargantuesque. L'acteur qui incarne Kliff a été particulièrement marqué par la diversité des activités proposées, allant de la gestion de mercenaires aux combats épiques contre des boss ou bien la découverte de secrets par le biais d'énigmes parfois bien corsées. Il estime que les aspects techniques, notamment le rendu graphique des environnements de Pywel et la fluidité des mouvements manette en main, suffisent à maintenir une immersion totale sans avoir besoin d'être "pris par la main" par un scénario trop rigide.
Les mécaniques de combat, souvent comparées à un mélange entre ce qui était proposé dans The Witcher 3 : Wild Hunt et Dragon's Dogma 2, sont souvent brandies comme l'un des arguments principal pour venir contrebalancer le manque d'impact de l'histoire. Trevor McEwan porte aussi cet étendard en disant ; "Ce qui manque en narration est largement compensé par d'autres aspects". Une profondeur de personnalisation et une exploration sans limite peuvent donc, pour certains joueurs, être suffisant pour accepter le fait qu'une histoire ait moins d'intérêt.
Cette philosophie place Crimson Desert comme un successeur spirituel du MMO Black Desert Online, ce qu'il est déjà dans les faits puisqu'il est développé par le même studio, mais avec une finition et une ambition pour l'expérience en solo excellemment bien calibrée. En misant sur la "vie" de son monde plutôt que sur des lignes de dialogue qui prennent les joueurs par la main, Pearl Abyss a pris le pari d'offrir une aventure où chaque joueur vivra une expérience radicalement différente de celle de son voisin.










