Parmi les annonces qui ont attiré l’attention ces derniers mois dans le paysage cyberpunk, No Law est rapidement devenu l’un des projets les plus intrigants. Pas seulement parce qu’il affiche une esthétique qui rappelle immédiatement Cyberpunk 2077, mais surtout parce que ses créateurs affirment vouloir prendre la direction inverse sur plusieurs points clés du monde ouvert. Le projet est développé par Neon Giant, le studio suédois derrière The Ascent, avec le soutien de KRAFTON.
No Law : "Pas le monde ouvert le plus grand, mais celui le plus dense"
No Law est présenté comme un FPS RPG en monde ouvert à la première personne qui se déroule dans Port Desire, une gigantesque ville portuaire où la loi a laissé place aux intérêts privés, aux gangs et aux rapports de force. Le joueur incarne Grey Harker, un ancien militaire qui tentait de mener une vie tranquille avant d’être replongé dans une affaire personnelle qui le pousse à reprendre ses anciennes méthodes.
Lors de la présentation des développeurs accompagnant les fonctionnalités de l'Unreal Engine 5.8, ils ont expliqué leur philosophie ainsi que la fidélité graphique recherchée :
Neon Giant explique vouloir abandonner l’idée du « plus grand monde ouvert possible » pour construire quelque chose de plus dense, plus réactif et plus intime. Là où beaucoup de productions récentes ont cherché à créer du contenu à grande l’échelle parfois au prix de la répétition de ce dernier. No Law revendique un environnement plus compact, mais rempli de détails, avec des quartiers qui racontent leur propre histoire et des espaces conçus à la main plutôt que générés en masse.
Cette philosophie s’étend aussi au gameplay. Le studio promet une forte liberté d’approche : infiltration, affrontement direct, mobilité verticale, gadgets futuristes et systèmes capables de réagir aux actions du joueur. Certaines présentations évoquent même une logique proche des immersive sims où l’objectif n’est pas seulement de réussir une mission, mais de créer sa propre manière de la vivre.
Un autre élément revient souvent dans les interviews qu'ils ont accordés à la presse : le concept de récit optionnel. Neon Giant explique vouloir éviter les histoires trop dirigistes avec une idée assez simple : si cent personnes jouent au jeu, elles devraient ressortir avec cent souvenirs différents. Certaines conséquences viendraient donc davantage des choix de parcours, des rencontres ou des actions dans la ville que d’embranchements narratifs classiques.
Le ton lui-même cherche à se distinguer d’autres univers cyberpunk récents. Les créateurs citent des influences comme Judge Dredd ou Running Man et parlent d’une violence spectaculaire davantage pensée comme du divertissement que comme quelque chose de lourd ou désespéré. L’objectif affiché est de créer un monde sombre, mais énergique, où l’on peut alterner entre enquête, fusillades et moments plus calmes.
Ce qui rend No Law particulièrement intéressant aujourd’hui, c’est qu’il arrive à un moment où le genre open world change doucement de direction. Après des années dominées par l’idée du monde toujours plus grand, plusieurs studios reviennent vers des espaces plus concentrés et plus interactifs. No Law parie clairement sur cette évolution : moins de kilomètres carrés, plus de situations mémorables.
Aucune date de sortie n’a encore été annoncée, mais le jeu est prévu sur PS5, Xbox Series X|S et PC.











