Le jeu mobile Final Fantasy Brave Exvius renaît, mais sous une forme bien différente. Fini le modèle gacha : Final Fantasy Resonance opte pour la formule du J-RPG à l'ancienne et devient le tout premier épisode de la saga culte à adopter une esthétique en HD-2D. On a eu l’occasion de poser les mains dessus pendant une petite heure lors de la Gamescom, et le résultat nous a convaincu. A noter que Square Enix garde ses bonnes habitudes, puisqu'une démo est d'ores et déjà disponible sur PC et consoles, avec une sauvegarde transférable sur la version complète : le must pour vous faire un avis.
Le retour aux sources du plaisir
La fin de service de Brave Exvius a laissé un vide chez de nombreux joueurs mobiles attachés à son univers. Au fil des arcs narratifs, le titre avait réussi à bâtir une vraie identité autour de personnages comme Rain ou Lasswell. Voir cet univers revenir sous la forme d'un pur jeu solo est donc une excellente nouvelle. Les développeurs ont retiré tout le système économique du jeu d'origine pour se concentrer sur l’expérience de jeu brute. Le titre a été entièrement repensé pour poser les bases d'une nouvelle série annexe.
Côté exploration, on retrouve une carte du monde traditionnelle regorgeant de secrets à découvrir, tandis que la progression s'appuie sur une structure classique qui rappelle les grandes heures de la franchise. Le seul véritable bémol constaté vient de la direction artistique, qui ressemble parfois à un patchwork d'influences. Le jeu superpose des portraits de personnages au style crayonné, des attaques d'échos en 3D CGI et un rendu global en HD-2D. Ce mélange d'éléments visuels trahit la réutilisation des assets du jeu mobile d'origine et peut parfois briser un peu l'immersion, même si l'ensemble reste de très bonne facture.
Des combats riches et intéressants
Au moment de lancer un combat, la première étape consiste à analyser les faiblesses des adversaires. En ciblant le bon élément, on fait baisser la jauge de stagger de l'ennemi jusqu'à l'assommer complètement, ce qui le laisse vulnérable à toutes les attaques. Mieux encore : réussir à assommer l'intégralité du groupe adverse permet de déclencher la compétence d'un écho. Ces esprits, qui représentent souvent des figures marquantes de la saga, déclenchent de courtes animations spectaculaires et infligent de lourds dégâts élémentaires.
Si l'on ajoute à cela les attaques limites propres à chaque héros, la gestion des compétences et le haut degré de personnalisation des unités hors combat, le gameplay se révèle particulièrement touffu. Durant notre session, l'exploration d'un donjon aux monstres sensibles à la glace nous a obligés à fouiller nos échos pour adapter nos équipements en conséquence. La victoire contre le boss s'est ensuite conclue par une longue séquence narrative de toute beauté, mêlant habilement 2D et 3D.






