Depuis le premier épisode de la série, les modes multijoueurs des Gears of War sont de véritables piliers de l'expérience de jeu. C'est eux qui permettent aux titres de tenir sur la durée, il est donc très important qu'ils soient réussis et prenant. Ce sont aussi d'excellents tests d'endurance pour juger de la solidité du gameplay des Gears et avec E-Day, il faut bien admettre que The Coalition et People Can Fly ont fait fort. Voici notre avis, basé sur 3 heures de jeu lors de sessions multijoueurs en accès restreint.
Horde mon chemin
Le gros morceau de ces sessions fut le mode horde, repensé pour l'occasion, avec un terrain de jeu étendu à 3 escouades placées à différents endroits de la carte, toutes avec l'objectif commun de réduire les effectifs locustes à peau de chagrin. Plus question de rester camper dans une zone en attendant que plusieurs vagues s'enchainent : ici, on ratisse Kalona de région en région pour reprendre petit à petit le terrain aux forces ennemies, tout en complétant des objectifs variés. En cours de route, certaines missions vous demanderont d'entrer en contact avec les autres escouades de joueurs, pour vous liguer par exemple contre les espèces les plus massives de locuste, que ce soit les Brumak ou les Corpser. Ce nouveau format sied à ravir au gameplay de Gears et donne au passage un bon coup de pied dans la fourmilière de ce mode coop qui avait encore besoin d'évoluer.
La manière dont est gérée la progression au coeur du mode Siege est bien vu, avec des changements de zones qui viennent varier les plaisirs et évitent d'entrer dans une certaine routine due au vague par vague. Maintenant il faudra voir ce que donne l'expérience complète, avec tous les biomes, mais on espère que les excellentes premières impressions de ces premières heures se confirmeront sur le moyen et le long-terme. En sortie de mission, on est toujours récompensés avec de quoi améliorer notre classe de prédilection, que ce soit de nouvelles armes, ou de nouvelles perks qui vont venir enrichir votre build pour améliorer votre efficacité au combat.
Johnny à l'E-Day
L'autre partie de nos sessions s'est concentrée sur les modes plus classiques de Gears, avec du Team Deathmatch et de la capture de zones. Rien à signaler du côté de ces modes de jeu, on ne change pas une formule qui gagne après tout. Non ce qui a surtout changé, ce sont ses mécaniques de gameplay, largement modernisées dans ce nouvel opus. On reste bien entendu sur la formule bien connue du cover-shooter, dans lequel vous devez vous mettre à l'abri de manière stratégique, afin qu'aucun adversaire ne puisse vous toucher. Mais E-Day va venir apporter de nombreuses améliorations à ce système, en rendant les animations liées aux couvertures plus dynamiques : il est désormais possible de se planquer tant bien que mal derrière de minuscules murets en vous allongeant derrière.
Mais le plus gros ajout reste clairement la présence d'une touche de saut dédiée, vous permettant de couvrir la distance qui vous sépare d'un couvert en un instant. C'est quasiment une petite révolution avec cette addition, puisque Gears a toujours été une série où les personnages restaient bien ancrés au sol, sauf à l'occasion de quelques sauts scriptés. Il faut dire également que les sensations de jeu ont été fidèlement retranscrites, en prenant pour canvas les premiers épisodes de la série, ce qui est une excellente nouvelle. On avait un peu l'impression que la série perdait de sa superbe lors des derniers épisodes, mais ce n'est pas le cas ici : le pompe balance la purée comme il se doit, on sent que les armes sont bien lourdes et le sound design vient parfaire tout ça. Un vrai plaisir à prendre en mains et un gros argument de vente pour ce nouvel épisode disponible le 6 octobre prochain.






